mardi 28 septembre 2004

Spasme

Souvent, j'arrive devant cet écran avec la désagréable impression d'avoir tout dit. Du moins, ce que j'avais à dire. J'ai pas écrit un foutu livre.
Si j'étais romancier, j'en serais un d'un seul roman, un poète d'un seul poème, un chanteur d'un seul hit. Je serais Rony Griffith (vous vous souvenez de Desire?). À moins que je ne sois AC-DC; 23 hits avec une seule toune.
J'ai tout dit.
J'ai tout dit.
Je me répète.
J'ai tout dit.
J'étourdis.
Mais mes doigts continuent à marteler les touches du clavier, comme les pattes d'une araignée mal écrasée.
Est-ce la vie qui s'acharne ou la mort qui s'installe?
Spasmodique.

4 commentaires:

  1. Tu vois ? Même quand t'as rien à dire, tu trouves quelque chose à dire !

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  2. ... et tu le dis de belle manière. Peut-être la paresse ou mieux encore, la peur te pousse à ne pas écrire de roman?
    Cette même peur de l'inconnu, de l'imprévu qui t'a poussée à maintenant vivre à deux. Tu sais ce que tu as à faire...

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  3. Clamer n'avoir rien à dire, ou crier son doute, voilà le luxe des riches d'esprit. Poète d'un seul poème, c'est bien romantique, mais ce serait vraiment dommage dans ton cas. Tu me fais mouiller mon cochon !
    - Walter Mégot (Jeff)

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