J'écris parce que je chante mal
Autobiographie fictive et autres badauderies
mercredi 25 janvier 2012
Extrait du manuel des médecins spécialistes
vendredi 18 novembre 2011
Nouvelle en 140 caractères
Si la participation n'avait pas été limitée à un seul texte (sic!) par personne, je crois que j'aurais passé ma journée à en écrire.
Voici ma particpation:
En attendant le dévoilement du gagnant, allez lire les 5 finalistes.
samedi 12 novembre 2011
Karkwa diète
Pourquoi ne reproche-t-on jamais aux comédiens de jouer dans une publicité?
Pourquoi nous ne leur reprochons jamais de prêter ne serait-ce que leur voix à un commanditaire, même quand ce dernier va à l'encontre des valeurs profondes du comédien (je pense ici à un comédien bien connu pour ses valeurs écologiques - et en meilleure position financière que bien d'autres - qui a prêté sa voix à une marque de camions)?
Bref, pourquoi quand on arrive à la musique, on a l'impression que l'artiste vend son âme, alors qu'on est plus enclins à comprendre les motifs économiques de celui qui prête son corps et sa voix à un publicitaire? (et encore là, pas toujours: qui a reproché à Malajube son contrat avec Zellers?)
Mais bon. Personnellement - et ça ne règle rien au questionnement - je crois que Coca Cola fera vendre plus de Karkwa que Karkwa fera vendre de Coke diète. Et c'est tant mieux.
mercredi 9 novembre 2011
Aphorisme professoral
mardi 27 septembre 2011
École maternelle
Je me souviens de cette petite école. Les Bouts-de-Choux. Les écoles maternelles, à l’instar des garderies, ont souvent un nom un peu con. J’y arrivais drôlement tôt, j’allais au vestiaire, je montais en classe. Tout cela était nouveau pour moi, tout comme ce tas d’enfants que les adultes identifiaient comme mes «amis» alors que je n’en connaissais aucun, sinon José et Serge, de nom, parce que ma mère répétait qu’elle avait croisé leur mère dans les cours prénataux. Mais ils étaient tout de même mes amis, même Tommy, le baveux qui avait terrorisé l’autobus dès le premier jour. Il avait déjà l’oreille percée et nous n’étions que dans les années 70.
dimanche 28 août 2011
La chanson du jour: Irène (The Cult)
«Hot sticky scenes, you know what I mean
Like a desert sun that burns my skin
I've been waiting for her for so long
Open the sky and let her come down
«Here comes Irène
Here comes Irène
Here she comes again
Here comes Irène»
mercredi 24 août 2011
Le Vilain Petit Canard
dimanche 14 août 2011
Gaspésie blues
lundi 27 juin 2011
En Diagonale
Merde, méchante réplique de vieux con.
jeudi 9 juin 2011
Le temps qui ne passe pas.
mardi 7 juin 2011
Mitre et Réalité
Moi: «Regarde, c'est papa quand il avait 10 ans.»
Ma fille (5 ans): «Pourquoi tu es allé voir le cuisinier?»
mercredi 1 juin 2011
Silence Radio
mardi 1 mars 2011
Avec assurance
vendredi 18 février 2011
Chacun son matin
mercredi 26 janvier 2011
De rien.
On ne part pas tous sur la même ligne. Certains ne sont même pas dans la course. Et ils sourient plus que la plupart des autres qui courent, qui courent…
jeudi 13 janvier 2011
La nature est lente, mais le cueilleur est patient
Généralement, le femmes préfèrent le charme, le bagou, les phéromones des chasseurs. Normal, ce sont là leurs appâts.
jeudi 6 janvier 2011
Résolutions 2011 : Plus de faces, plus de «books» (aux 2 extrémités de la production), moins des 2 en même temps.
jeudi 25 novembre 2010
mardi 23 novembre 2010
Du Salon au boudoir...
mardi 16 novembre 2010
Pas tous les jours...
Sera-ce mon seul? Je travaillerai fort pour que ça ne soit pas le cas, mais d'un coup que, ce serait plate de se manquer!
Je sourirai aux visiteurs au stand du Septentrion (chez Dimédia, #412):
le jeudi 18, de 19h à 20h30;
le vendredi 19, de 13h à 14h30;
le samedi 20, de 18h à 19h;
le dimanche 21, de 13h à 14h.
Venez! Ce serait bien plééésant de vouzyvouère!
Et vous voir fera changement de tous ces gens qui se demandent où peut bien être ce formidââble livre sur les anges...
Au paradis du prémâché, monsieur.
mardi 9 novembre 2010
Petit matin de parents
jeudi 21 octobre 2010
Rebrousser paupières
vendredi 8 octobre 2010
Attention, je vous écoute...
«Mais dis-toi que tu as perdu par défaite.»
Isabelle Toussaint
Merci, je me sens mieux. Menfin, disons.
mardi 28 septembre 2010
Au Salon du royaume
Du lac (et des cadets), je suis revenu profondément antimilitariste et souverainiste, mais tout n'est pas perdu; j'ai retenu comment plier le coin des couvertures, comment «spitter» des bottes et faire un noeud de cravate en chantant des chansons idiotes.
Dans quelques jours, je retournerai dans ce coin de pays. En civil. Plus précisément, j'irai faire un tour au salon du livre du Saguenay - Lac Saint-Jean.
Je serai en entrevue à la Place des Médias vendredi à 14h30, et je serai en séance de dédicaces le vendredi 1er octobre de 19h à 20h et le samedi 2 de 13h30 à 15h.
Si l'envie de venir me faire un petit coucou vous prenait, ça me ferait plaisir!
mardi 21 septembre 2010
jeudi 16 septembre 2010
Christophe
mardi 31 août 2010
Vieux Mégot
Une voiture ralentit à peine pour faire son arrêt obligatoire. À bord, une jolie jeune fille aux longs cheveux blonds, peut-être une de mes futures étudiantes, est assise près d'un homme que j'imagine être son père à voir la gueule qu'elle lui fait. Je me dis que l'âge de cette dernière tranche drôlement, près de ce vieux grisonnant. Je souris. Puis je soustrais l'âge de la fille du mien. La voiture a depuis longtemps disparu de mon champ de vision quand je ramène mon regard à mes pieds. Dans la rue, le mégot a cessé de fumer.
Je regarde l'heure. L'autobus n'arrive pas. J'arriverai à la maison plus tard que d'habitude ce soir.
jeudi 12 août 2010
Pluie, pluie, jolie pluie (air connu)
dimanche 8 août 2010
En attendant que je vous raconte nos beeeeeeeelles vacances en camping...
vendredi 16 juillet 2010
C'est vraiment ma fille!
mercredi 14 juillet 2010
Attention, je vous écoute...
dimanche 11 juillet 2010
Par le mauvais bout de la lorgnette
Il y a ce gars atteint du syndrome de Gilles de la Tourette, qui fait des bruits de gorge sans cesse, comme si toute sa vie, il digérait une énorme pizza. Entre ses éructations, il engueule une vieille femme l'accompagnant, femme qui doit être sa mère et qui en a visiblement honte. Puis il y a ce quinquagénaire qui raconte la bataille de chats qui l'a amené, bras enflé, à attendre ici. Et cet autre qui raconte à tous que sa femme l'a laissé seul avec ses 3 enfants après qu'il ait construit de ses mains leur maison de 39' de large par 45' d'épais (sic!) (Je doute qu'il n'ait jamais constaté que la prémisse à ses malheurs faisait une allusion à la Grande Guerre! Je n'ai pas osé lui demander si le cabanon mesurait 14' par 18'…) Et il y a cette famille de 12 accompagnant un des leurs - personne à part eux ne sait lequel - avec repas du resto et bonne humeur. Et cette trop jeune maman avec ce trop jeune bébé, et cette trop vieille dame, seule et confuse, et ce petit homme qui a visiblement passé sa vie à trop fumer et pour qui l'heure des comptes semblent être arrivée, et cette fille de Pinel, chevilles entravées et poignets attachés à la ceinture, entourée de deux sinistres aux bras gros comme mes cuisses. Tout ce monde, espérant avoir gagné la pôle position au triage, soupire dans l'attente au milieu d'un incessant ballet de civières, d'ambulances, de chaises roulantes, de petits sacs emplis de liquides au bout de poteaux à roulettes. Et il y a nous, avec notre plus jeune qui émerge de convulsions fiévreuses un peu paniquantes.
On a passé une nuit à l'urgence d'un hôpital à regarder l'espèce humaine par le mauvais bout de la lorgnette, une nuit à mesurer les détresses respectives, à jauger les malheurs invisibles, à se dire que finalement, pourquoi se plaint-on?...
Une nuit à flatter la tête somnolente de son fils, à l'assurer que tout ira, qu'on est là, et qu'à voir assis près de nous des parents qui accompagnent leur enfant de 22 ans, on le sera pour longtemps.
mardi 29 juin 2010
Comment ils font?
Comme d'aucuns le savent, 92% des billets écrits par les blogueurs sur la grande toile prient les lecteurs d'excuser une production famélique, comme si les blogueurs devaient quoi que ce soit à leur lectorat. Ou bedon ils tentent de trouver l'inspiration en parlant de leur manque d'inspiration. Oui, ce manque peut mener à des textes intéressants, bien que pas tous, comme en font fois les «Qu'est-ce que tu veux qu'un chanteur chante?» de Claude je-coupe-la-file et «écris-moi des mots qui sonnent; écris-moi des lignes qui swiguent comm’ du Sting (ça c'est de la rime!); qui sonnent comm’ du Jackson (houuuuuu!)» du frisé aux lunettes fumées. Voici pourquoi je préfère souvent me taire.
Mais je m'égare, car mon silence n'est pas causé par un manque d'inspiration mais bien de temps.
Pourtant je suis à la maison à temps plein depuis 2 mois, seul avec le plus jeune des héritiers (la plus vieille va à la garderie causer princesses et «paille de maine - piouuuu! piouuu, les toiles d'araignées...» et Dame V. va gagner le beurre et la croûte et la mie). Alors, pourquoi n'écris-je pas? Il n'a qu'un an après tout, ce bébé, il fait des siestes, il ne parle pas, il ne marche même pas encore…
Dès avril, je m'étais fixé comme objectif de faire le ménage d'une pièce par jour et de prendre le café avec les amis quelques fois par semaine. Puis j'ai révisé l'objectif à une pièce et un café par semaine. Puis… Aujourd'hui, je marche sur les céréales molles pieds nus sans sourciller et quand un ami appelle, j'ai trop mal au dos pour aller répondre et je préfère rester assis sur le plancher au milieu des blocs et des couches sales. Il me reste les soirées, après 20h30, quand la maison devient silencieuse. J'ouvre alors le fichier «ZeRoman» et le temps de m'y replonger, mon cerveau supplie pour une tonalité fixe.
Comment ils font tous les autres? Ceux qui écrivent des romans malgré leur progéniture? Comment ils font, tous ces Véronique-et-Louis de ce monde pour avoir une vie créative et familiale et sociale? La mienne se résume habituellement à Facebook où je lis les petites pensées de mes amis… Mais il ne faut pas que j'y passe trop de temps, car chaque fois que l'un d'eux écrit «je m'emmerde» ou «petite soirée plate à ne rien faire», j'ai des envies d'étranglement.
On me souffle que tout cela passe, que plus les enfants vieillissent, plus les parents ont d'espace. Mais je soupçonne que ce soit une promesse pour me faire tenir le coup, qu'arrivé à la rivière, il n'y ait pas de pont.
J'exagère, je rigole, vous le savez bien. La preuve est que j'ai pris le temps d'écrire ce billet.
Et ç'a ne m'aura pris que 3 jours.
jeudi 10 juin 2010
La Solution beauté
Aux premières lueurs de l'aube, j'ai descendu l'escalier extérieur pour ramasser le journal du jour. En quatre ans, le camelot n'avait lancé son quotidien sur le balcon que deux fois. Je me suis juré, une fois de plus, de lui servir une leçon de baseball, mais comme je ne lui avais jamais laissé un sou de pourboire, je m'estimais encore chanceux de recevoir un journal sec, en un morceau.
Plus par habitude que par curiosité, j'ai levé les yeux vers l'énorme panneau publicitaire planté sur le toit du commerce d'en face. Voitures, unes d'hebdomadaires, albums de Noël, crèmes exfoliantes ou pilules supposées gonfler l'homme endormi en moi s'y succèdent au rythme des modes. Chaque mois, un différent slogan prémâché commence mes journées: Just do it, Bonne semaine, Parce que je le vaux bien, Le Dur de dur, tous interchangeables. Chaque matin, je lis les mots, regarde les images sans y penser, je baille et je remonte allumer la machine à café. Chaque matin, sauf ce matin.
Une fille m'y attendait. Une fille nue, de dos, qui se cache les seins avec les mains sans trop qu'on sache pourquoi puisqu'elle faisait dos à la caméra. Elle regardait de côté, présentant son profil gauche. J'ai scruté son nez, son œil, son menton, le galbe de ses seins, la courbure de ses hanches, le sourire de ses fesses. Autant de régions connues, de pays visités, de souvenirs brûlants. Le mannequin était Ophélie.
Ophélie, qui avait fait le conservatoire, qui s'était toujours plainte de ne pas avoir de rôle, s'était donc résignée, comme tant d'autres de son métier, à la publicité. Toutes ces années de pratiques, d'études, d'auditions, de textes par cœur, de personnages à habiter, d'auteurs à saisir, de cours de danse, de chant, de maintient, de pose de voix pour finalement offrir son corps au hachoir de Photoshop et ainsi ajouter sa viande à la boucherie de la surconsommation qu'elle dénonçait depuis toujours. Tout près de son sourire, le panneau clamait «La solution beauté». J'ai eu un petit rire niais, sans conviction.
Ophélie était là, devant mes yeux humides, déshabillée, de dos, pour vanter les vertus d'un quelconque shampooing qu'elle n'avait sans doute jamais utilisé, du moins du temps de nos fréquentations.
Elle avait 27 ans, j'en avais 350.
Je devais appeler au boulot pour signaler que je prévoyais être malade.
mercredi 9 juin 2010
Besoin d'attention
mardi 25 mai 2010
Avoir tort avec assurance
Hervé, c'est le grand-père d'une de mes ex. Un bel homme dont la stature était aussi imposante que la voix, la prestance, l'assurance. Il a élevé ses sept enfants avec le même aplomb qu'il a mené, sa carrière durant, les employés sous sa gouverne à l'usine. Ses enfants avaient tout de même gardé un amour aussi immense qu'inconditionnel pour cet homme qui, tous les soirs, leur avait chanté en faussant une berceuse qu'ils rechantaient en choeur - en faussant aux mêmes endroits - à chaque Noël, sous les grands rires du grand homme.
De ses années manufacturières, Hervé avait gardé son ton autoritaire, ses jugements sans appel et des idées franchement anti-syndicales. C'est dire si on était peu faits pour s'entendre.
Pourtant.
Dès notre premier échange, une affection fraternelle s'était installée entre nous. Je me souviens très bien du silence familial lors d'une de mes premières interventions soulignant le bien fondé de l'arrivée de la plupart des syndicats ouvriers. Tout le monde se préparait à une décapitation en règle. Hervé m'avait regardé puis après quelques secondes de silence, m'avait lancé:
- T'as pas tort.
Le lien était noué.
Il répétait avec conviction sa maxime : «Vaut mieux avoir tort avec assurance que raison avec hésitation» et la mettait en pratique souvent, ce qui en faisait sourire plus d'un.
On s'est côtoyés avec un plaisir que je crois réciproque quelques années avant que je ne fasse une visite d'au revoir. Ce soir-là, Hervé s'était bercé plus fort que d'habitude et avait gardé le silence entre nos gorgées de bière. Il avait eu la coquetterie de ne pas enlever ses verres fumés. On s'était serré les épaules avant de fermer la porte, tous les deux sans mots. Jusque-là, je n'avais jamais cru qu'un jour, je perdrais un grand-père à cause d'une peine d'amour.
Ça m'a pris des années avant de trouver le courage d'aller le revoir. Ce n'était pourtant pas faute d'en avoir envie. Puis, le boulot, les amis, l'amour, les enfants, bref, la vie m'a étourdi, mais par personnes interposées, j'ai toujours su que j'étais le bienvenue chez lui. J'espérais bêtement aller lui présenter mes enfants cet été, jusqu'à ce que j'apprenne qu'il s'est écrasé d'un coup, ce matin, tel un chêne qui cède aux vents.
Quel con suis-je.
***
Hervé, tu m'as manqué ces dix dernières années. J'aurais tant aimé te revoir une dernière fois. Je m'en veux d'avoir tant de fois remis cette visite à plus tard. Tu vois, j'ai eu tort avec assurance.
Même si tu ne me l'as jamais chantée, ce soir, seul dans mon coeur, je chante «ta» version de cette berceuse:
Ferme tes jolis yeux
car les heures sont brèves
au pays merveilleux
au beau pays des rêves.
Ferme tes jolis yeux
car tout n'est que mensonge
le bonheur n'est qu'un songe.
Ferme tes jolis yeux.
vendredi 21 mai 2010
lundi 17 mai 2010
vendredi 14 mai 2010
Attention, je vous écoute...
jeudi 13 mai 2010
Pour en finir avec le prix des libraires 2010
vendredi 7 mai 2010
Piqué
mardi 27 avril 2010
Un jour, je serai critique littéraire
vendredi 23 avril 2010
Petit cadeau en ce lendemain du jour de la Terre
Constat 1 : Depuis quelques années, on s'acharne à se débarrasser des sacs de plastique à usage unique.
Constat 2 : En même temps, on m'incite très très fort à composter mes déchets organiques et d'en faire une sorte de fumier pour engraisser mon jardin.
Alors pourquoi exige-t-on que tous emballent chaque caca de Fido dans un de ces sacs? L'air de rien, on doit emballer individuellement des millions de «petits cadeaux» par jour en Amérique...
N'y aurait-il pas d'autres solutions?
mardi 20 avril 2010
Recrue de mai
mardi 13 avril 2010
Michel Chartrand 1916-2010

Et si au moins il nous avait légué, collectivement, une seule de ses couilles...

