mercredi 28 mars 2007

Les temps qui passent

- L’homme est né pour regretter le passé. Regarde le nom qu’on a donné aux temps de verbes: le futur simple, l’imparfait... On dit juste: l’imparfait. On ne dit pas: le passé imparfait. Comme si ça allait de soi que ce qui est imparfait est automatiquement le passé. Pourtant, le présent aussi pourrait être imparfait. Le futur, même, si on croit en cette fumisterie qu'est le destin. Mais non. Le passé, on le regrette, on se dit que cela aurait dû être mieux. À cause de Bescherelle, on pleure sur le passé, pas sur le futur...
- Que fais-tu du plus-que-parfait?
- Quoi, le plus-que-parfait?
- Il est aussi du passé. Pire, c’est même le passé d’un passé. Selon ta théorie, il devrait être moins qu’imparfait, pas plus-que-parfait. Peut-être que le temps arrange bien les choses, finalement...
- Tu m'énerves...
- Tu vois, ici, ça ne va pas comme tu veux, c’est imparfait, et pourtant, tu ne m’as pas dit que «je t'énervais»...
- ...
- ...
- En fait, on devrait parler comme ça; conjuguer à l’imparfait ce qui est imparfait, au plus-que-parfait le plus que parfait, au futur simple le simple...
- Par exemple: nous n’avions plus de bière. Tu commanderas deux pintes!
- Ça m’avait fait plaisir!

3 commentaires:

  1. On parle d'imparfait au sens de « qui n'a pas été parfait », donc complété ; le plus-que parfait rend compte de ce qui a été complété avant ce qui n'a le pas encore été. Quant au subjonctif imparfait, euh... pfff ! Fait beau, han ?

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  2. S'il eût fallu que les personnages le sussent, je n'aurais point eu de billet...

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  3. Bien entendu. Eussé-je pensé que tu ne le susses* point, je n'en aurais pipé mot.

    *bon d'accord, j'ai triché : savais

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