jeudi 1 mars 2007

Et si...

Et si? Et si mon ex ne m’avait pas trompé? Et si je n’étais pas allé à l’université? Et si je n’avais pas fugué à seize ans? Et si mes parents n’avaient pas déménagé de Saint-Creux? Et si ma mère avait eu mal à la tête une fois de trop? Et si je ne m’étais pas fait couper les cheveux trop courts? Et si j’avais quitté mon appartement trente secondes plus tôt ce matin? Et si, pour une fois, je laissais la crème glacée fondre de mon cornet sans lécher tout le tour? Et si, quand elle se frotte le nez en me parlant, elle me signale en douce que quelque chose pend au bout du mien? Et si ce n’est pas le cas et qu’en me frottant le nez, elle pense que je lui dis qu’elle a quelque chose au bout du sien? Et si elle se refrotte le bout du nez en pensant qu’elle a quelque chose au bout du sien et que moi, je crois qu’elle me dit que mon petit quelque chose au bout de mon nez, malgré mon frottement, est encore visible? Va-t-on se frotter le nez toute la soirée?

Je décide de faire fi de tous ces «si», d’arrêter tout frottement, de me dire que ce n’est rien, et que s'il y a effectivement quelque chose qui pend au bout de mon nez, je le saurai bien assez tôt. Je peux alors continuer la conversation en me concentrant sur ce que nous disons.
Mais avant, je vais aller aux toilettes...

5 commentaires:

  1. Et si,
    j'avais su l'aimer mieux.
    L'aimer de loin sans me laisser toucher, sans me laisser transpercer.
    Et si j'avais su être Bonne, vraiment bonne pour lui.

    Y aurait vraiment rien au bout de mon nez ce matin.

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  2. Et si j'essaie de m'avouer ce que j'essaie de taire et que mes rêves ma ramènent chaque nuit en pleine face, est-ce que ma vie en serait meilleur?

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