lundi 6 juin 2005

Lâcher prise

Il y a des moments où nous sommes peu de chose, où nous n’y sommes pour presque rien, comme le jour où nous apprenons dans une bienheureuse et joyeuse inquiétude que nous allons devenir papa, qu’une vie dépendra de la nôtre, que la relève s’en vient.

Il y a des moments où nous sommes peu de chose, où nous n’y sommes pour presque rien, comme le jour où nous annonçons la nouvelle aux amis, armé d’un bras d’honneur destiné aux statistiques ennemies sur les fausses joies, les fausses couches et autres orages ectopiques.

Il y a des moments où nous sommes bien peu de chose, où nous ne sommes plus rien, comme le soir où notre blonde, assise en pleurs dans la salle de bain, nous montre le sang qui tache sa main.

5 commentaires:

  1. Il y a des moments où nous sommes bien peu de chose, où nous ne sommes plus rien, comme le jour où on lit ce genre de message sur le blog d'une personne que l'on ne connaît pas réellement mais pour qui on ressent malgré tout de l'affection. Les mots nous paraissent alors dérisoires, mais le silence intolérable.

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  2. Mais parfois ça reste normal du sang au début. Certaines apprennent même leur grossesse au bout de quelques mois parce qu'elles continuaient d'avoir leur règles...
    Portez-vous bien...

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  3. :-(
    Je pense à vous deux. À vous trois. Très fort.
    xx

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  4. De ce texte, les images tournent un film. Tu n'écris pas parce que tu chantes mal, tu écris parce que tu filmes bien. Quoique je t’ai jamais entendu chanter.

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  5. Je ne vois vraiment pas quoi te dire. Mais j'avais quand même envie de te le dire. En fait je vais me cacher dans l'ombre de Laurence (salut !) et lui faire écho.

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