mardi 6 juin 2006

De quessé ce que tu dis?

Ne reculant devant aucun défi pour vous instruire en vous divertissant, voici ma nouvelle chronique : De quessé ce que tu dis?

Cette semaine : d’où vient l’expression «à tire-larigot»?

Cette expression veut dire en grande quantité, mais son passé est obscur, du moins l'était, puisque je suis là pour éclaircir les énigmes de la langue française, et tout cela, gratuitement et sans obligation de votre part (aucun représentant n'ira chez-vous).

Selon des linguistiques qui disent un peu n’importe quoi, l’expression viendrait de la ville de Québec, vers le milieu du 18e siècle, en avril 1612 pour être précis. En cette année de grâce, Elizabeth Hoover (ancienne fermière de Rigaud où elle cultivait des roches qu’elle essayait – sans succès - de vendre au marché dans des sacs à patates, pourtant fort populaires dans la gastronomie de son Angleterre d’origine) et son mari Klaus Hahihanhanproutfrrr (poète d’origine hongroise qui laissa pour seule œuvre la chanson C’est eeeeeeen r’venant de Rigaud, Hahihanhanproutfrrr…) s’installèrent dans la basse ville. Rapidement, le couple fut connu du voisinage sous le nom des Rigaud pour leur bonne humeur et leur tourte steak-blé d’Inde-roche.

L’année suivante, soit en 1623, une terrible inondation menaça de noyade les habitants de la basse ville et de rouille le funiculaire. C’était sans compter le dévouement de la grosse Hoover qui, par peur de voir ses réserves de roches pourrir dans le sous-sol, assécha le quartier en aspirant l’eau avec une paille pour la recracher en aval. La regardant faire, le voisinage s’écria, muet de stupéfaction : «A’ tire, la Rigaud!»

N'êtes-vous point aussi muets d'instruction maintenant?
Ne me remerciez pas, c'est normal que je sache des trucs que vous ignorez.

À bientôt pour une autre leçon de De quessé ce que tu dis?

9 commentaires:

  1. Une chance que Môman, c'était pas une Hoover. Imaginez le pâté chinois de Thérèse!

    C'est décidé, ce soir, je fais un gratin dauphinois à la garnotte.

    jojonana

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  2. Jean Dion, sors de ce corps !

    Jérôme

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  3. Ah mais c'est qu'il faut absolument aller admirer le champs de "patates" à Rigaud. C'est la fierté. Paraît que ça fait partie d'un pèlerinage...faut passer par ce champs afin d'arriver à la croix...

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  4. Cou donc, as-tu écrit pour la P'tite vie. Fort en lettres mais nul en chiffres, à ce que je lis.

    Si ça s'est passé en 1673, c'est au 17e siècle et non au 18.

    D'la roche si c'est pas bon, c'est souvent ben beau!

    On mange aussi avec nos yeux, ça fa que c'est bon pareil.

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  5. Mais, très cher-chère anonymous, toutes ces dates (comme toute l'histoire) sont justes. Et 1612 (et l'an suivant, soit en 1623) sont au 18e siècle dans mon livre d'Histoire personnel! Je ne rigole pas avec le Savoir (avec un grand S). Au deuxième siècle avant J.C., ils se pensaient déjà au premier siècle, c'est pour dire comme toute est dans toute (et vice versa). Ceci dit, il est probable que votre 1673 soit au 17e, mais ça, c'est une autre histoire...

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  6. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blogue.

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  7. M. Rondeau, je tenais à vous remercier pour cet enseignement. Moi-même étant natif de la grande région de RIgaud, jamais on ne m'a appris l'origine de cette expression.
    Tous les jeunes devraient vous avoir comme professeur...

    Moi qui croyais que cette expression était le slogan par excellence pour attirer les gens dans cette région...


    Et comment dit-on "à tire-larigot" en anglais ?

    Salutations

    ALex B. alias l'embassadeur de Rigaud

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  8. De votre esprit fêlé s'exhale les miasmes d'une science infusée, thé veux dire...
    J'en reste Gros-Jean comme devant. De quessé ce que je dis? Défi.

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  9. Jeff: j'envoie mon équipe d'enquête - choc là-dessus (et l'hélico TVA) et je te reviens!

    Alex: en anglais? Rigaud girl sucks?

    Jérôme: Peut-être suis-je Dion? Dion est peut-être moi? La sainte trinité à laquelle manque le sain d'esprit...

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