Samedi soir, on est un petit groupe chez un ami pour un anniversaire. Tout transpirait les partys de notre adolescence : bière, vin, piscine, système de son, humour. Les enfants étaient chez les grand-parents, nous avions 17 ans à nouveau, sauf que rien n’appartenait à nos parents, nous étions libres, nous étions fous et nous jasions pas de REER.
La journée a été chaude, l’alcool était frais. Autour de la table, les rires se sont faits de plus en plus forts, et sur l’heure du souper, sans trop savoir comment, un ami a entrepris une réfection de la déco de notre hôte, décoration-vestige d’une union précédente. L’hôte se met de la partie et c’est pendu au lustre qu’on décide de mettre un terme à ce spontané «extreme make-over» digne de films américains pour ados attardés.
On s'est retrouvé au salon à danser comme dans le temps (hum!) sur du Tones on Tail, du Violent Femmes et d’autres succès d’un autre âge qui en disent long sur le nôtre. Je ne me suis pas cassé de hanche, mais ce n’est pas faute d’avoir essayé.
Notre adolescence a fondu vers minuit (ouf!) et comme tout le monde baillait, on s’est serré la pince, on s’est donné des tapes dans le dos et on a pris le chemin du retour. Le pire, c’est qu’on ne se sentait même pas coupable de finir ça si tôt.
Le lendemain matin, malgré les Florabil, les Tylenol et les grands verres d’eau, Jean Leloup résonnait encore dans ma tête, mais le refrain de 1990 avait une tout autre saveur.
**
J’aimerais bien faire une petite soirée chez moi bientôt, mais avant, je vais courir les ventes-débarras trouver un jeu de poches…
1 commentaires: