mercredi 26 janvier 2011

De rien.

Mercredi. Journée sans collège, à ma mesure. Brubeck en prend 5 pendant que je sirote mon double. Connexion à 100, pile à 89, fonte à 10. La facture ne devrait pas dépasser les 6 $ et quand je sortirai, la neige qui tombe depuis ce matin fera à peine 2 ou 3 centimètres au sol. Et encore, c’est parce que les flocons sont tout gonflés de froid, comme ces coqs trop petits qui roulent exagérément du muscle pour intimider.

***

À la table d’à côté, un papa fait des blagues à sa fille atteinte de trisomie. Il faut voir tout l’amour qu’il a dans les yeux quand il la regarde…
Elle rit de bon cœur à mes grimaces.
On ne part pas tous sur la même ligne. Certains ne sont même pas dans la course. Et ils sourient plus que la plupart des autres qui courent, qui courent…

***

À un coin de rue de chez moi, un homme s’est pris une balle de policier la nuit dernière. Il a trop roulé de la mécanique. C’est le radio qui nous l’a appris, à ma fille et moi, alors que nous roulions doucement près des voitures de police sur le chemin de la garderie.
«C’est lui qui avait volé ton vélo, papa?»
Je rame un peu, elle réfléchit beaucoup.
«Il faut pas tuer les gens, hein papa? Même les voleurs?»
Ça en fera au moins une qui ne votera pas pour Harper cette année.

10 commentaires:

  1. Tes petits riens sont si bons que tout est dit. Quoi ajouter dans les commentaires pour t'encourager?


    J'aime tes riens. :)

    RépondreSupprimer
  2. Il faut des riens pour faire un tout. Et tout compte fait, ils sont intéressants... :))

    RépondreSupprimer
  3. Elle est "bien" cette petite!

    RépondreSupprimer
  4. hahahahahaha!!!

    "Non, ma fille. Il ne faut pas tuer personne. sauf Kim Jong-Il, Georges Bush, Clotaire Rapaille, Hitler..."

    RépondreSupprimer
  5. Pensées en vrac, sourires et brain-juice ! Billet complet ! Merci !

    RépondreSupprimer
  6. Ce sont les petites choses de la vie qui la rendent si belle.

    Accent Grave

    RépondreSupprimer
  7. Excellent billet. À ceux qui ne sont pas au départ de la course, j'ajouterais tous ceux qui l'abandonnent en cours de route, trop fatigués pour continuer. On pourrait se demander qui sont les plus fous: ceux qui courent jusqu'à l'épuisement ou ceux qui sortent de ce mouvement de masse sans retour?

    RépondreSupprimer
  8. « Ces petits riens » de Gainsbourg par Angélique Kidjo, ce n'est pas rien, et si peu de choses à la fois : http://www.youtube.com/watch?v=PjVTidWwxmU

    RépondreSupprimer
  9. Les enfants nous font tellement confiance à cet âge. Ça fait du bien, ce billet. :-)

    RépondreSupprimer