mercredi 20 août 2008

Un Taxi le jour - 3e partie

Cet après-midi-là, j'étais occupé à je-ne-sais-plus-trop-quoi devant la maison sous le va et vient ralenti des taxis en attente. Au coin, un taxi a démarré pour répondre au besoin automobile d'un client. La routine tranquille. Comme il tournait sur Mont-Royal: Paf! Accident.

D'où j'étais, je ne voyais que la voiture de taxi et le devant de l'autre voiture. Les dégâts semblaient importants mais avec les carrosseries des voitures d'aujourd'hui, designées par Claude Lafortune, on ne peut plus juger de la violence des impacts par les plis de tôles. Moi, quand j'étais petit, on n'avait pas des voitures de «tapettes»: les carrosseries de voitures ne subissaient que peu de dommages lors d'accident; c'était les passagers qui pliaient, pas le char! À bien y penser, c'était pas mal plus écolo dans le temps… Menfin, je m'égare.

Aussitôt, le chauffeur de taxi est sorti de son véhicule et a vertement engueulé l'autre conducteur. J'en ai déduit que personne n'était blessé et c'est avec un intérêt réduit que j'ai entendu le chauffeur de taxi sacrer en québécois avec un fort accent haïtien. Bien que de ma position je ne voyais pas le second conducteur, je l'entendais répondre au chauffeur avec un fort accent québécois. Les taba'naks de l'un recevaient les hosties de l'autre et ainsi allait la vie qui allait. Comme les deux semblaient assez grands pour se défendre seuls, je suis retourné à mon je-ne-sais-plus-trop-quoi. Mais aussitôt, j'ai entendu «T'es juste un hostie de Nègre!» qui m'a sorti de mon indifférence. La dispute venait de glisser sur la pelure du racisme et la tangente qu'empruntait le second chauffeur n'augurait rien de bon. Je me suis alors approché du champ de mars, me préparant à intervenir. C'est alors que je vois pour la première fois le second conducteur: il était plus noir que le chauffeur de taxi!

Comme quoi le racisme, c'est dans la tête!

5 commentaires:

  1. Drôle car depuis quelques mois que je viens ici de temps à autre, j'en avais déduit que nous étions certainement voisins (enfin jusqu'en juillet car on vient de déménager, ceci expliquant cela) bref, j'habitais juste au-dessus du bar au si joli nom qui fait le coin de rue. En plus de la musique et des vibrations occasionnées par celle-ci - les murs en tremblaient, rien de moins - on avait la chance d'avoir le stand de taxis donnant tout juste sous la fenêtre de notre chambre, un pur ravissement auditif, tu t'en doutes. Parfois on avait l'impression que leurs conversations, radios et autres bruits, la nuit de préférence ou tôt le matin, émanaient carrément du placard au pied du lit... que du bonheur... Enfin bref, on a en a tellement bavé que je n'ai pu résister à l'envie de laisser ici un commentaire, je me défoule on dirait! J'espère que les bruits du bar vous sont épargnés au moins!
    Valérix

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  2. Sympa de laisser le MESSAGE en ligne que je dois passer à Petoch'1er, qu'il peut se
    les envoyer lui-même ses jouets, profond, puisqu'il les a choisi, que c'est les siens,
    que d'aucuns lève-tôt les lui achète chaque jour et qu'ils lui ressemblent.
    Sinon, bonne soirée. :)

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  3. Sacré, ER Daniel!

    Venant de la part d'un professeur!
    Je t'agace.

    Tob-

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  4. Bon ben... j'allais écrire que ce texte est très procateur, intéresant... mais les commentaires me font tourner la tête... ;-))
    Moi non plus, "j'voit pas ce qui veut disent"!!!!

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