mardi 12 août 2008

Un Taxi le jour - 1ère partie

Quand on a emménagé dans notre appartement actuel, on avait bien vu qu'il y avait au coin de la rue, à moins de 50 mètres de notre porte, un poste de taxis, un espace d'attente pour 3 véhicules. Ce qu'on ignorait, c'est qu'il y aurait toujours 5 ou 6 taxis en attente d'un client à ce poste, quand ce n'est pas 8 ou 9…

C'est ainsi qu'on s'est retrouvés, tous les jours que le bonhomme au plus haut d'essieu apporte, avec une voiture de taxi stationnée en double devant notre porte qui attend son tour de poste. On vit donc avec le bruit bucolique des moteurs au ralenti, des pouts de klaxon à toute heure du jour et de la nuit, et des discussions animées entre chauffeurs que cela amène (moi qui croyais en l'entente cordiale entre partenaires de route, je me suis aperçu que c'est souvent la jungle et qu'au plus fort va le championnat des compteurs…)

Mais le plus pénible reste qu'à tous les matins à la levée des corps, un homme que je ne connais pas me regarde me gratter les fesses au travers la porte vitrée (De la porte, on voit jusqu'au fond de l'appartement... Que personne ne me traite d'exhibitionniste…), à moins qu'il ne m'observe attentivement sortir les vidanges ou mes bacs de recyclage, prendre mon courrier, etc. Et quand le hasard nous donne un chauffeur distrait ou discret qui n'examine pas notre décoration intérieure, il nous offre souvent un spectacle d'auto-recherche digitale de sédiments intra-narinaires (Voix de Charles Tisseyre: «Le benthos nasal mis à l'index, ce dimanche, à Découverte)…

Et tout cela n'est qu'un amuse-gueule quotidien. Les mets principaux sont parfois plus corsés...

17 commentaires:

  1. Pas chanceux! Moi c'est pareil: j'habite à côté d'un garage qui sert d'entrepôt de pièces pour d'autres garages: c'est toujours plein de voitures dans le stationnement, avec du va-et-vient... Je compatis avec toi!

    RépondreSupprimer
  2. Oh que ce texte me fait partir dans des délires d'idées. D'abord parce que j'aime bien à lire vos mots, ça vous le saviez. Puis parce que ces jours-ci, ma douce et moi, on se prend à l'idée de voir un blogue naître sous la forme "he said she said", et là moi qui lit notre Pierre-Léon, puis vous, et qui me prend à imaginer les écrits d'un chauffeur, puis de celui qui l'observe... délicieux tout ça dans ma tête... comme chanterait Alice, laissez-moi encore rêver ;-)

    RépondreSupprimer
  3. Ce que j'ai hâte de lire la suite...

    RépondreSupprimer
  4. Intéressant. Désolé cependant de mettre le doigt sur le piton, mais une «phôte» altère le plaisir de la lecture. «Quand on est aménagés», ça grince un peu...
    Sans rancune ni amertume, j'espère.

    RépondreSupprimer
  5. Façon très agréable de débuter la journée...J'ai hâte de lire la suite...

    En passant, il y ceux qui se grattent les fesses, ceux qui se fouillent dans l'nez et ceux qui cherchent les poux....

    RépondreSupprimer
  6. Merci untel. En effet il y avait double faute. L'auxiliaire et le verbe (aménager vs emménager).

    J'ai bien hâte de livrer la suite aussi...

    RépondreSupprimer
  7. Eh, "Pétoche" (http://www.koztoujours.fr), c'est drôlement chouette de sympa de garder le MESSAGE que je dois faire passer à cette GROSSE TACHE qui vit, là-haut, sous les combles, LE MANIAQUE DE L'ÉLECTRICITÉ, qui aboie quand on lui parle et se tient toujours au garde à vous prêt à obéir, le MESSAGE étant : " ELLE... A DIT : "CALTEZ, VOLAILLES !" .
    Merci pour ce fabuleux espace démocratique du chien (énième couplet)

    RépondreSupprimer
  8. Pfff pu moyen de se fouiller dans le nez sans que ça se retrouve sur un blogue! J'te jure pas facile la vie de taximan... Lâches pas ça va me donner un break! ;-))

    RépondreSupprimer
  9. ;-) Croustillant!!!
    Mais, il faut toujours voir le bon coté... Vous auriez pu vous retrouver à vivre près d'un arrêt de bus...;-)))

    RépondreSupprimer
  10. J'écris parce que je chante mal
    Autobiographie fictive et autres badauderies

    Autobiographie FICTIVE...
    (Malgré que tout récit écrit est automatiquement fiction, bien sûr)

    Sans compatissance ou attendrissement, désolé! Malgré que Daniel est chanceux d'avoir des lecteurs si empathiques qu'ils le sont même lorsqu'il s'écrit une vie. Alors avec envie...

    Tob-

    RépondreSupprimer
  11. Mais il arrive, Tob, que la vérité dépasse la fiction...

    RépondreSupprimer
  12. Et la fiction devient réellement perfection...

    D'où le statut d'auteur Daniel!
    Que de rêves éveillés.

    Tob-
    Au plaisir

    RépondreSupprimer
  13. Cher Daniel, un com' pour te dire que "on" est désormais admis comme "pluriel", même si ça nous tanne en titi: J'ai eu à ce sujet de gros débats avec la "profdefrançais" de Orange.fr... On peut être beaux, ou tannés on peut arriver fatigués... C'est le progrès du moins-disant, du plus mondialiste..!:( Salut à toi, vaguedemain***

    RépondreSupprimer
  14. Ha! Ha!
    Je t'avouerai, cher vaguedemain, que chaque fois que je mets (ou omets) le pluriel avec «on», je pense à toi!

    RépondreSupprimer
  15. Cher Daniel, je pense que tu as dû lire mon dernier article dans *special dedicace.ca*, toi-là..!:)

    RépondreSupprimer
  16. Ça me fait penser à mes voisines jappeuses. Perte de civilité en ce bas monde, pour sûr...

    RépondreSupprimer