lundi 7 mai 2007

Quand le vin est bu, il faut me tirer...

Couché sur le côté, j’écoute mon corps crier ce lendemain de veille. Mon foie et ma tête chantent en duo mon âge, et derrière, silencieux, le regard sans pitié de dame V. cherche la partition convenant à mes indispositions : comédie musicale ou tragédie grecque? De l’apéro à l’opéra, mon cœur, au bord des lèvres, chancelle…

Ce matin, j’ai cent ans alors qu’hier soir encore, j’en avais vingt. Je me promets mille fois silencieusement qu’on ne m’y reprendra plus, que je me souviendrai de ce douloureux lendemain pourtant éculé, que je suis un con notoire et qu'il semble bien que le temps n’arrange rien à l’affaire. Ou si lentement…

Force m'est de constater que l’âge exige de mettre de plus en plus d’eau dans mon vin...

4 commentaires:

  1. Tiens, on a eu 100 ans la même journée!!!

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  2. 100 ans?!? Mais on ne vous donnerait pas votre âge... vous faites au moins 15 ans de moins!

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  3. Mmmm, quand le vin est bu, à partir d'une certaine dose, on ne tire plus grand chose...

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