mardi 13 septembre 2005

La Tour

Texte écrit pour le Coïtus impromptus

Quand j’ai vu le thème de la semaine du Coïtus, je me suis dit misère. Misère moderne, misère humaine. Déjà que les États-Unis d’Amérique se sont approprié le continent en appelant leur pays America et en se nommant Americans, voilà qu’ils s’accaparent une date. Pas le 11 septembre 2001, le 11 septembre tout court. Pas un jour cette semaine sans que quelqu’un ne parle de cette tour, de ces tours qui se sont effondrées sur elles-mêmes il y a quatre ans. Des tours devenues les balises d’une ère. On parle d’avant les tours, du jour où les tours ont été attaquées, du vide que les tours ont laissé.

Ces tours sont gravées dans nos mémoires. Pour l’horreur, certes, mais aussi, surtout, parce que leur effondrement n’a cessé d’être montré en boucle. En 2001, deux tours sont tombées, plus de 3000 personnes qui nous ressemblent sont mortes. Depuis le 11 septembre 2001, notre cerveau a enregistré 2876 tours qui sont tombées, et ainsi près de 9 000 000 morts. Encore dix ans comme ça et on aura l’impression que c’est la moitié de la population américaine qui est morte ce jour là...

Le dernier tsunami en océan Indien a fait 70 fois plus de morts que les événements du 11 septembre 2001. Qui se souvient de la date exacte? Pourtant, ça ne fait même pas un an… On se rappelle vaguement(!) le petit Suédois blond sans parents. Mais la population locale? C’est vrai... Ils sont loin, pauvres, bridés ou foncés ou noirs, et s’expriment en sons étranges. Il faut aussi dire qu’un avion dans une tour en feu, c’est pas mal plus spectaculaire qu’une grosse vague qui n'a l’air de rien et que des corps gonflés qui flottent. Les autres catastrophes ne nous émeuvent qu'éphémèrement. C’est ailleurs. C’est pas nous. On se souvient à peine de l’année du génocide rwandais. Pourquoi? Oserait-on avouer que c'est parce qu'ils sont noirs? Les charniers de Yougoslavie? L'oeuvre de Slaves colériques, sans émotions et, pire que tout, anciennement communistes. Quant aux bombes atomiques états-uniennes sur le Japon… Il y en a encore aujourd'hui pour dire sans honte qu'elles étaient nécessaires!

Aujourd’hui, en Afrique, des guerres déciment, entre autres, le Sierra Leone et la Côte d’Ivoire. Mais on préfère regarder défiler les femmes des pompiers morts parce qu’ils auraient pu être nos cousins.

J’accuse personne car c’est la faute de personne. Et pourtant... Le monde dans lequel on vit nous impose des empathies, des sympathies que j'oserais qualifier de racistes. On ne se souvient que de ce qu'on nous martèle dans le crâne à la télé. Si l’horreur d’ailleurs est rapidement oubliée, ou si la plupart d’entre nous ne sont touchés que les 80 secondes que durent les nouvelles internationales du bulletin de 22 heures, c’est sans doute qu’on a l’humanité sélective. Alors, vous m’excuserez sans doute d’être très, très peu touché par la tour et son anniversaire.

70 commentaires:

  1. Daniel, d'une certaine façon, tu justifies ton "anti-tours" pas mal de la même façon que ce que tu reproches à ceux qui les commémorent.

    Avec un bon gros zest de démagogie aussi.

    Les raisons qui font que le WWT a frappé l'imaginaire et notre époque sont beaucoup plus complexes qu' un simple "on sé ben c'est des AmAricains.."!

    Désolé mais une des raisons qui frappent et font peur dans 9/11, c'est la nouvelle ère de terrorisme qu'il annonce. La coche au dessus dans le fanatisme.

    De plus, qu'est-ce que c'est que cette façon de comparer l'horreur par des nombres?

    "J'ai tué 70 fois plus que toi, Ben Laden" dit le Tsunami.

    "Oui mais moi, j'en ai détruit 2 millions" dit Pol Pot

    Attends...Un ^peu simplet non?

    Et tu sais que je me rappelle trè s bien l'année de Kigali.

    J'y étais.

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  2. Comme le chantait Dutronc, « J'y pense et puis j'oublis, c'est la vie, c'est la vie... »
    De plus, tu remarqueras que les «catastrophes» sont désormais «chorégraphiées». Et vas-y que j’te fous de la zic, des raccords ralentis et des voix off afin de mieux capter l’attention...T’as plus qu’a poser ton cul sur le sofa et faire péter le pop-corn...
    Les tchétchènes, les thaïlandais, les rwandais ou les ouzbeks sont moins glamour question «image» alors bon, on zape...
    Z’ont des sales gueules, sont pas de la bonne couleur, ça pue la misère à plein nez...Pas porteur ça m’sieur ! Ou qu’il est le rêve dans tout ça ? Hein ? Hein ? Tout le monde s’en branle. Sont juste bons pour la presse écrite, et encore...

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  3. Bertrand, oui, on commémore l'événement parce qu'ils sont Américains. Face it.

    Je ne dis nulle part qu'il ne faut pas se rappeler de ce qu'il s'est passé aux USofA ni compare les malheurs des peuples, je compare notre mémoire de ces événements. Puisque tu y es, pose la question autour de toi (pas aux journalistes, à monsieur tout le monde): dans quel pays, Pol Pot? Tu seras peut-être surpris du nombre de personnes qui diront «Je ne le sais pas pis je m'en fous», les mêmes qui disaient deux seondes avant qu'il est si important de se rappeler le WTC.

    Si c'est moi le démagogue, et bien soit. Mais permets-moi de douter.

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  4. Je n’avais pas vu ton commentaire, Bertrand...
    Je pense que tu ne sais pas vraiment lire entre les lignes. Je ne trouve pas le texte de Dan démago. Bien au contraire.
    En revanche, ton commentaire...
    « Désolé mais une des raisons qui frappent et font peur dans 9/11, c'est la nouvelle ère de terrorisme qu'il annonce. La coche au dessus dans le fanatisme. »
    Personnellement, mes relevés de banque me foutent plus la trouille qu’une bande de fondus mal rasés. J’ai proportionnellement plus de chance de me retrouver à découvert que de me prendre un Boeing dans les trous de nez. Peut être que je relativise trop...

    Quant à « Et tu sais que je me rappelle très bien l'année de Kigali. J'y étais ». Ben si ça c’est pas de la démagogie à deux balles...

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  5. Je me souviens de ces trsites événements car qu'ils soient américains ou autres ces pauvres personnes n'avaient rien demandé...
    Je me souviens de tous mes amis d'amérique du sud, d'afrique et d'asie qui avec honte ont applaudis.... au départ je n'avais pas bien compris.... alors ils ont parlés et ils ont expliqué leurs malheurs... ils ont expliqués qu'ils étaient tristes pour toutes ces familles... mais qu'ils étaient content que pour une fois quelqu'un défie l'impérialisme américain qui leur a couté si cher à eux tous, je ne parle malheureusement pas de dollar...
    J'ai esperé qu'avec le choc s'en suivrait peut-être une remise en question et plutôt que continuer cette cascade d'horreur les gens chercheraient les causes....
    malheureusement ils n'ont pas encore compris que toutes les causes amènent à un effet...
    les tours n'étaient pas la cause mais l'effet, l'effet de quoi... qui cherche trouve....

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  6. Je pense qu'il y a beaucoup de chose ici. D'abord je lis vraiment le texte de Dan comme une question sur la mémoire pour reprendre ses propres mots. Et je suis d'accord avec lui. 9/11 révèle beaucoup de chose sur la mémoire et sur la question de l'image.
    Nous sommes très sensibles à l'image. Exemple banal, moi qui est nulle en date, je n'ai plus jamais oublié l'année de l'arrivée de Colomb en Amérique après le film du même nombre.
    9/11 n'est plus qu'une date, c'est aussi un genre de trade-mark. Et en ce sens la mémoire mérite d'être interrogée.
    La comptabilité des morts aussi mérite d'être interrogée. Parce que si ce n'est pas nous qui la font, elle se fait partout. Il faut d'ailleurs sentir le mélange de soulagement - et disons-le - de paradoxale déception devant le bilan de la Louisiane qui se veut 'pas si catastrophique'. Il fallait aussi entendre les journalistes devant l'atterrissage raté à Toronto mal à l'aise, après des heures de couverture en direct, d'apprendre et de nous apprendre que personne était mort. Comme si la mort seule justifiait le drame. Comme si le drame seul méritait l'antenne.
    Et pour le fait que tu y étais Bertrand. On le sait. Mais euh... pour ce qui est de la sortie d'ego ici, on a rarement fait mieux. Je pense que Dan voulait dire que la majorité des gens le savent pas. Pense pas avoir lu ton nom dans le texte.
    J'ai connu un prof aussi qui était à Bandung, t'sé conférence de création du club des non-allignés... Ce même prof connaissait Castro aussi. Bin kin, on peut pas être tous nés au même moment, ni tous être journaliste, ni tous être sur le terrain.
    Un jour je raconterai le 11 septembre à mes étudiants et ils croiront pas que j'étais née y'a si longtemps. J'essaierai quand même de raviver la mémoire des trois Golfe (80-88, 91, 04), du Mur (89). Et qui sait, même de Bandung (55). Et leur dirai que j'ai connu un prof qui y était. Et tiens leur dirai que j'ai connu un journaliste qui était au Rwanda en 94 aussi, en fait je leur dis déjà.
    Ça s'appelle un devoir de mémoire. Or, la mémoire dans une société de l'image ça coûte cher. Dire que le 11 septembre n'est pas ce qu'il est à cause de l'image c'est se rentrer son micro dans l'oeil. Si ce drame relève quelque chose du nouveau terrorisme, c'est surtout qu'il a compris comme jamais les instruments pour publiciser ses gestes.
    Et voilà, extrait d'un texte écrit il y a quelques années, qui allait dans le même sens que celui de Dan : «Ces événements ont un sens parce que nous nous les racontons collectivement à travers une mise en récit, une mise en image. Ces événements sont dramatiques parce qu’ils heurtent nos valeurs, nos
    convictions, nos certitudes, et non pas pour des raisons strictement objectives. Ce que nous essayons de dire aussi c’est que ces événements ne marquent pas uniquement parce que les tours sont tombées ou parce qu’il y a eu plusieurs milliers de morts. Ils marquent pour différentes raisons qui convergent vers une image forte, médiatisée et répercutée à
    grande échelle. Combien d’entre nous se souviennent de la date de la tragédie de Tiananmen ou du nombre de morts? Pourtant, c’était une catastrophe considérable. Combien d’entre nous se rappellent de l’année du génocide au Rwanda?Et pourtant c’était hier...»
    Bon je sors, excusez-moi, c'était une poussée politologique ---->

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  7. Y aurait fallu appeler ça le tsunami du 26 décembre et le génocide de 1994. Ça aurait aidé à se souvenir un peu des dates (quoique moi j'm'en rappelais mais c'est pas une suggestion) !

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  8. Oh j'ai oublié ! Pol Pot, c'est pas le chef du parti Marijuana ça ?

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  9. Moi je suis nulle en date et tout autant en catastrophes, naturelles ou pas, la seule dont je me rappelle c'est l'inondation du 14 juillet...et encore, je ne saurais dire l'année...

    Ceci était un commentaire commandité par Louis-H pour ne pas que Patrick se sente tout seul à dire des niaiseries :-p

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  10. Daniel, excuse moi "face it" c'est pas un argument bien convaincant...

    Les Juifs commémorent Massada depuis 4000 ans..

    Les Francais leur Révolution..

    Les Vietnamiens leur victoire sur les Chinois il ya plus de 1000 ans etc...

    et les habitants de Ios se rappele encore de la civilisation disparue dans l'explosion de leur volcan...

    Ce n'est pas parce qu'au Québec notre manque de mémoire (et d'Histoire)est particulièrement navrant, qu'il faut penser que tous loge àla même enseigne, dans l'incapacité d'établir des comparaisons et des points de repère...

    Ktoeto: garde tes deux balles et achète toi un dictionnaire. Tu apprendras ce que veut dire démagogie..

    Ma dernière phrase était une façon de dire qu'on peut lutter contre l'oubli...


    et Patrick: :-) Non tu confonds avec Louis-Hasch Lafontaine :-)

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  11. Moi l'inondation je m'en rappelle de la date attends, c'était le 14 juillet 1987, facile, mon frère commençait à naître ce jour-là. J'étais là. Sur le terrain. Qu'on se le dise.

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  12. Bertrand... «Face it» n'est pas l'argument, le paragraphe qui suit l'est. Fais-tu exprès pour me lire à moitié en voyant des attaques personnelles partout ou mes propos sont vraiment à côté de la track? Et les arguments bien articulés de Catherine, qu'est-ce que t'en fais?

    Et toi, tes arguments? Le «J'y étais», prétenduement pour la lutte contre l'oubli, a plutôt des airs de «vos gueules, petits connards».

    Parlant de démago, tu prêches par l'exemple avec le manque «navrant» d'Histoire au Québec. Comme s'il fallait faire des guerres pour avoir une Histoire, comme si cet intérêt médiatique pour les malheurs américains n'était propre qu'à nous...

    J'ai jamais dit que tous (et par conséquant toi) logeaient à la même enseigne. Arrête de tout rapporter à toi, Bertrand. Ça se soigne, ça. Oui, je généralise. Comme je généralise quand je dis que les Québécois ont élu des Libéraux et que les États-uniens ont élu Bouche. Le fait est que c'est Bouche qui les représente aujourd'hui, et que le gars pour qui j'ai voté se cherche une job quelque part. Je suis pas moins québécois; j'en suis juste un peu gêné quand on parle politique.

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  13. Petit message signé Biduletto laissé sur le blogue du Coïtus que je me permets de recopier ici.
    Daniel

    ****

    Hé! Daniel et Bertrand, permettez-moi de m’immiscer dans votre fort intéressante conversation.

    C’est vrai que c’est un peu réducteur de soutenir que c’est surtout à cause de la couverture médiatique acharnée qu’on se souvient autant du 11 septembre. Dans sa folie meurtrière, M. Ben Laden a très bien réussi son coup. Il aurait pu s’attaquer à une centrale nucléaire; il ne l’a pas fait. Il semble que son objectif n’était pas nécessairement de tuer mais plutôt de poser un geste symbolique : Attaquer le pouvoir financier (WTC), le pouvoir militaire (pentagone) et le pouvoir politique (maison blanche) et démontrer que l’Empereur américain n’est pas intouchable.

    Ce triste événement marque un tournant dans l’Histoire. Non pas parce qu’il annonce une ère de terrorisme, comme le dit Bertrand, mais plutôt parce qu’il marque le début de la fin de l’Empire américain.

    Je crois que la plupart des endeuillés du 11 septembre ont réfléchi et compris des choses. Les habitants de New-York city – qui se sont opposés à la guerre en Irak – ont également compris. Mais le reste de ce vaste pays de consommateurs obèses, spectateurs et passifs n’a rien compris. Ils ont laissé – encore une fois – les multinationales diriger leur pays et les entraîner dans une autre guerre inutile.

    J’ai bien du mal à entendre vilipender le Terrorisme quand on sait bien qu’aucun pays et aucun groupe de pays n’a les moyens militaires pour s’attaquer à l’Empereur. Que leur reste-t-il?

    Cela me paraît bien facile de réduire les motivations de Ben Laden à du fanatisme. Ça clôt la question et nous évite de réfléchir un peu plus loin. On dort mieux; c’est l’Autre qui a tort – « l’Empire du Mal » - et nous, on est corrects. Rappelez-vous du FLQ ; c’étaient des « fanatiques » socialistes qui voulaient libérer le Québec. N’en demeure pas moins que des millions de québécois partageaient – du moins en partie – les mêmes revendications.

    Je suis bien d’accord avec Daniel pour dire que les 140,000 morts d’Hiroshima n’étaient pas nécessaires. Quant à ceux de Nagasaki, trois jours plus tard, elles étaient clairement inutiles. Manifestation de la Force et de la Puissance de l’Empereur!

    J’ai horreur de la violence. J’ai horreur de la domination et de l’injustice. Les américains sont responsables de MILLIONS de morts, que ce soit en Amérique latine, en Asie ou au Moyen Orient. C’est ce qui leur a permis de maintenir leur niveau de vie. Et nous en profitons également. C’est carrément indécent! C’est très dérangeant. Mais c’est malheureusement la réalité. Accepterons-nous de laisser aller un peu de notre confort – ce qui n’a rien à voir avec le bonheur – pour donner naissance à un Monde plus équitable? Ou allons-nous préférer conserver nos bébelles, quitte à vivre constamment dans la PEUR Je connais déjà la réponse… Alors, barrons nos portes ; la horde des ennemis affamés s’en vient!

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  14. Bonjour, Daniel pas grand-chose à rajouter sur la mémoire sélective de l’occident…
    Si ce n’est que je suis tout à fait de ton avis… et qu’il fallait bien que quelqu’un le dise sur coïtus…
    Moi lâchement j’avais botté en touche… :-(

    Merci !

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  15. Bonjour Daniel, long time no see.
    Ce qui nous frappe dans le 9/11, c'est que la menace plane encore au-dessus de nos têtes. Remarque que la folie humaine plane depuis toujours. Rwanda 94 a été boudé par les médias, c'est vrai, mais vois-tu, je n'endosse pas ton argument de "racisme", Katrina ayant dévasté une ville ou vit 93% de Noirs... et Biloxi, presque tous des Blancs (j'y étais une semaine avant l'ouragan). Plus ça se rapproche de notre monde, plus ça nous touche; plus on connaît, plus ça nous marque. Montréal est presque une banlieue de New York. Autrement dit, les médias n'arrivent aucunement à donner de l'empathie pour une cause ou pour une autre; ça nous touchera dans la mesure ou ça peut nous atteindre... Voilà comment pense la majorité à mon humble avis...

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  16. Correction syntaxique: La Nouvelle-Orléans a une population noire à 93%...

    J'ajouterais : les médias en ont parlé beaucoup, du tsunami... est-ce que les gens en sont marqués davantage que par la Nouvelle-Orléans? Permets-moi d'en douter. C'est loin, loin, loin, l'Indonésie.

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  17. Daniel,
    à part de petites pointes qui ma foi devraient simplement faire partie des plaisirs de l'escarmouche, il n'y avait aucune (mais alors là vraiment) aucune attaque personnelle dans ma réaction à ton texte.

    Je ne répond pas à tous mais quand tu me dis que tu compares les mémoires, et que si on se souvient (ou se souviendra) plus du 9/11 que d'autres événements "parce que c'est arrivé aux américains" je continue de dire que c'est faux,

    Ce qui a touché l'imaginaire mondial dans cet évènement est bien plus complexe et profond.
    peu importe de quel "allégeance" qu'on soit"...
    Pense seulement justement à ce qu'il peut représenter pour un paysan afghan... ou pacifiste boudhiste ou....ce que j'ai imaginé dans mon propre texte sur la tour...que sais-je?

    On ne se rappelle pas d'Hiroshima parce que la bombe était américaine...

    PS. Quand je fais référence à ma présence èa Kigali en avril '94, çca n'a rien à voir avec un "ta gueule" quelconque. Mais je peux dire que justement quand j'étais là-bas je n'ai pas vu une bande de noirs sauvages s'entre-massacrer.

    J'ai vu des humains quelque soit leur provenance race etc.. se noyer dans la haine...Et que ça pourrait arriver partout. Même ici...

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  18. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blogue.

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  19. J'abonde dans les sens de Daniel. J'ai une amie qui travaille pour Médecins du Monde. À chaque nouvelle mission, elle est là pour l'urgence. Elle a été là pour le Tsunami, le tremblement de terre iranien, l'innondation des Gonaïves. Sur le coup, on en entendait parler. Et avant même qu'elle soit de retour, on avait oublié. L'aide de première ligne avait été apportée.

    Après il reste toujours le vide. Pas d'infrastructures hospitalières, pas de médecins, le plus souvent. Après, il ne reste que les gens dont on ne parle plus. C'est abominable ce qui est arrivé le 11 septembre 2001 (je déteste voir le 9/11, ça me donne trop l'impression que les États-Uniens se sont en plus approprié le numéro de l'urgence), mais on en parle. Tout le temps. Dans toutes les téléséries américaines, dans les films, on y fait référence. Comme si c'était vraiment pire que ce qui a pu se passer ailleurs. Pourtant, si on regarde la face du monde, elle est pleine d'ecchymoses et de cicatrices encore sanglantes. Mais on a tendance à en faire abstraction, parce que c'est si loin de nous.

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  20. C'est un peu le même problème que de se faire traiter d'anti-sémite quand on constate que les Juifs se sont accaparés de la mémoire et de ses manifestations. Il ne s'agit pas de réduire la portée du drame, il s'agit de constater l'importance de la médiatisation dans le travail de mémoire.
    Et la médiatisation ne se fait pas pour tout le monde pareil. Pas vrai.
    La démocratie en information. Méchant leurre.

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  21. Sur place, on ne voit pas une "bande de noirs sauvages s'entre-massacrer". C'est ceux qui restent chez-eux qui le voient ça me semble, mais justement, ils ont fermé les yeux ce jour-là. L'homme raciste, il y va pas se perdre au milieu d'une bande de noirs d'afrique, c'est bien évident. Il reste dans son bureau et attend que ça passe, ce qu'a fait une majorité dans le cas du Rwanda. On ne peut pas le nier.

    "on se souvient plus du 9/11 que d'autres événements "parce que c'est arrivé aux américains"

    Pas seulement pour ça, mais on s'en souviendra entre autre parce les américains ont la puissance et les moyen de nous le rappeler encore longtemps. Oui c'est sans doute plus complexe que ça mais ça n'empêche pas de faire ce constat quand même. On ne peut pas le nier.

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  22. On s'en souvient parce que c'est arrivé aux États-Unis, parce que les États-uniens ont le pouvoir, l'argent, et un contrôle médiatique mondial.
    Parce que CNN est partout. Parce que le monde entier va voir les films américains et que les films américains parlent du WTC. Parce que ce que Bouche dit passe aux nouvelles de tous les pays. Parce que.
    Donc, on s'en souviendra parce que c'est arrivé aux États-uniens. CQFD.
    Pourquoi on voit quelque chose d'anti-américain dans cette affirmation?

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  23. Je pousserai le cynisme jusqu'à évoquer le « spectacle » du 11 septembre. Nous avons vu la tragédie en direct, elle était hautement spectaculaire sans être trop sanglante, avouons-le : ces tours énormes atteintes en plein coeur de New York ont été réduites en poussière sous nos yeux! Les Américains ont capitalisé sur ces images hollywoodiennes pour soutenir tout le reste. Elles leur sont nécessaires. Ils en tirent tout leur pouvoir.

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  24. W voit bouche bée, en direct à TV l'écroulement inouï du WTC
    y demande à Téléssino de faire rouler en boucle la bobine
    pour que l'horreur ne fasse plus horreur mais devienne de la routine

    s'disant à juste titre qu'on se fait à tout en ce bas monde
    d’avoir une main dans le cul lui ça ne le gène plus le moins du monde

    il n'y pense plus, il ne pense plus qu'il a oublié de penser
    que pour penser, qu'est-ce que t’en penses faudrait cesser de penser...

    *Loco Locass - W. Roi

    Ça dit pas mal le fond de ma pensée !

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  25. C’est évident qu’il y a une manipulation au niveau de notre mémoire collective...

    Nous observons les problèmes de la terre comme la famine, la guerre, la pauvreté et nous pensons qu’il n’y a pas assez de nourriture, pas assez d’argent lorsque ce n’est pas une question de rareté mais une question de répartition et de pouvoir. Il en va de même pour l’information. Il y a toujours un profit quelconque en bout de ligne qui influence ce qui sera communiqué. C’est important de s’en rendre compte.


    Pour ceux et celles qui sont intéressés…..un bulletin de nouvelles quotidien sur l’internet:
    www.democracynow.org

    …et un livre qui vaut vraiment la peine de lire (certains le connaissent peut-être déja):

    L’empire de la honte- par Jean Zielger

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  26. Correction: Ziegler et non Zielger! :)

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  27. Je suis désolé mais je vous lis et je continue de penser que vous confondez "le show" qu'on en a fait après-coup et "ce qu'implique cet attentat-là" de la façon dont il a été commis.

    Pour ceux que ça intéresse (et pour arrêter de me conduire ici comme si j'étais chez moi, j'ai essayé de développer un peu sur mon blog..)

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  28. Mais Bertrand, ce n'est pas nous qui CONFOND c'est TOI!
    Le texte de Dan portait sur le show et sur la mémoire, pas sur l'évènement et sur ses implications pour le terrorisme du XXIe siècle. Faut vraiment être pas barré pour insinuer la discussion sur un détournement de propos et ensuite nous dire qu'on confond tout! Quand ce n'est pas pour nous traiter de démagos!

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  29. Daniel, j'adhère totalement à ton texte, totalement. A ceci près que je reste touchée par toute perte humaine quelle qu'elle soit.

    J'avais préparé un trop long commentaire que je viens d'effacer, trop de rage, de haine contre ce que tu appelles à juste titre les sympathies racistes dont on nous abreuve si régulièrement.

    Je n'écris pas à la légère ici et ce commentaire sera le plus court possible car ce racisme est quasi omniprésent en France contre les noirs et les arabes et j'en souffre dans ma chair (mes racines black se révoltent) lorsque j'entends des commentaires à la télé laissant penser que les noirs sont des "pillards" cf. Katrina ou que l'on laisse penser qu'ils ne peuvent vivre que comme des bêtes (les réminiscences de l'esclavage ne semblent pas loin)en diffusant des images humiliantes de leurs conditions de vie en France dans les logements insalubres d'où on les expulse à grand renfort de publicité étatique sans leur proposer de logement ensuite, mais en les laissant dans la rue, crever. Car, oui, ils ne méritent que cela !
    Je hurle.
    Tous ces commentaires et images télévisuels restent marqués dans les mémoires et sont encore plus insidieux, car ils sont ingurgités très religieusement, tout cela semble si normal.

    et puis allez lire là :
    http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=54863&provenance=zop.dossiersactu

    Je rajouterai :

    nos grands-parents ne savaient que ce qui se passait dans leur village,
    nos parents savaient ce qui se passait dans leur pays,
    nous avons maintenant à notre disposition les images et les informations du monde entier.
    Pas si facile à porter !

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  30. Chrysalide : ton commentaire me touche. Et surtout cette phrase a attiré mon attention : "A ceci près que je reste touchée par toute perte humaine quelle qu'elle soit." On a peut-être dit au téléjournal que les Noirs étaient pillards; on a surtout dit qu'il y avait des gangs à New Orleans, ce qui est tout à fait vrai, c'est une ville très redoutable, la criminalité y est élevée. Et on a surtout dit - c'est du moins ce que j'ai compris - que les Noirs vivent une pauvreté impossible et que le *!&()_)*( de président Bush ne grouillait pas son foutu cul pour sauver les gens là-bas parce que ce sont des PAUVRES et qu'ils sont NOIRS.
    Cependant, quand on parle de "vies humaines", je ne suis ni anti-américaine, ni anti-quoi-que-ce-soit, la vie humaine est la VALEUR top, inutile de rationaliser sur ce sujet; c'est une question de sensibilité. Là n'est pas le propos de Me Daniel ici, cependant, excusez-moi. Ainsi, notre hôte dit: si ce n'est pas américain, ce n'est rien et les médias n'en disent mot. C'est vrai que je ne vois jamais des reporters en direct de l'Irak. C'est vrai qu'on n'a aucune image des massacres là-bas. Mais je réitère : le 9/11, ça fait drôlement peur à nos petites fesses confortables de Nord-Américain, excuse-moi Daniel, eh oui, Nord-Américain. Si la nouvelle ne modifie en rien notre vie... passons-la vite, et on oublie.

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  31. Catherine, franchement. Je sais bien ce dont parlais Dan... J'ai laissé un commentaire pour dire que selon moi ... enfin je ne recommencerai pas.

    J'ai parlé à Daniel "d'un gros zest de démagogie".. on est loin du fait que je vous traite tous de démago quand même!

    Ou ben donc faut pas faire de vagues et être tous d'accord?

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  32. Ktoeto : Je suis pas sûre de te comprendre, dans ton commentaire plus haut. Parce qu'ils sont pas de la bonne couleur et qu'ils puent? Mais je me rends compte, en discutant ici, que chacun voit ce qu'il veut, p'tain, au journal télévisé !
    Daniel parlait d'empathie, je crois. On est moins empathique aux personnes qui sont pas de la bonne couleur, tu dis. Eh bien, ça dépend pour qui, mon cher Ktoeto!! Ça dépend de ta culture, de ton ouverture au monde, de ta propre capacité à ressentir. On s'en fout de la télé, merde ! Moi, quand j'entends que des petits vieux, oui, oui, les maudits petits vieux qui ne valent rien parce qu'ils ne sont plus productifs, laissés là durant Katrina, morts noyés par la suite, puis Noirs en plus de ça, ben je me dis : calvaire, ou est-ce qu'on s'en va? Je m'évertue à dire que ce n'est pas la télé qui est vicieuse : ce sont les gens qui n'ont plus aucun sens des valeurs.

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  33. Haha, Pat Dion : Pol Pot ! Ça m'a fait vraiment sourire, ça ! Puis Louis Hasch itou. Et sa femme, Marie-Jeanne? Excuse... chut peut-être pas dedans... :)))

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  34. Mamathilde : "Mais on a tendance à en faire abstraction, parce que c'est si loin de nous". Voilà, ça dit tout ce que j'en pense. Je suis allée cet été à New Orleans et je te dis que je surveillais Katrina à la suite. J'ai enseigné à des Rwandais, je te dis que 94 me marque encore. Quand j'ai vu les Noirs au Sud des États-Unis, je te dis que l'esclavage sauvage du XVIIIe (pas de date, désolée) me crève le coeur... Voyager, c'est sentir les gens; ce n'est ni un nuage, ni une montagne, ni la mer turquoise des clubs Med : c'est se rendre compte comment l'Humanité dépasse notre petite cour à balancigne.

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  35. Marie-Chantale, mon commentaire n'était que du second degré en réponse au texte de Dan, avant l'enculage de mouches de Bertrand...
    Faut pas tout mélanger...

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  36. Ktoeto : ça m'apprendra à ne pas me mêler de mes affaires, tiens! Mon but n'était surtout pas de prendre position dans quelque débat qui ne me regarde pas, sois-en bien sûr !! Pour en revenir au sujet, on tourne autour du "Manufacturing Consent", quand il est évident. J'ai l'air de me contredire comme ça, mais c'est pas tout le monde qui a l'oeil critique, malheureusement... Alors, bien vu pour ça, Ktoeto et Daniel, car les médias nous tripotent, BEN OUI !!

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  37. Je crois qu'il est évident que personne ne se souvient des événement pour les mêmes raisons. De mon côté, qu'il s'agisse du génocide de 94 ou des attentats du 11 septembre, je les trouve aussi terrible l'un que l'autre. Je n'ai pas plus de pitié pour les Américains que toute autre race. Je crois que cela nous frappe, un peu comme disait Marie-Chantal, puisque c'est arrivé près de chez nous. Sûrement que les gens qui ont vu le tsunami s'abattre à quelque kilomètres de chez eux se souviendraient plus de cet événement que de ceux du 11 septemblre. Enfin, ce n'est qu'hypothèse ! :)

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  38. C'est touchant de voir le devoir de mémoire invoqué par tant de Québécois à propos de ce qui se passe à l'étranger. Je salue sans ironie cette prise de conscience. Mon commentaire n'est qu'une paranthèse dans votre débat, que d'aucuns jugeront déplacée, mais je me la permets tout de même : ce n'est que pour vous rappeler que la même rigueur doit être appliquée dans le rapport que nous entretenons avec notre histoire nationale.

    Cordialement, :-)
    A.

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  39. J'aurais choisi un autre sujet, regarde Daniel, 38 rejetons et un débat inutile. Même moi, je me suis fait prendre...;-)


    Bon texte.

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  41. Fraisinette propagantiste16 septembre 2005 à 18 h 20

    Personnellement je crois que plusieurs commentaires ici évoquent rien de plus que du snobisme intellectuel à savoir, plus je pratique la sodomie avec les mouches, plus je me sens savant et m'en sens valorisé! Ça me rappelle certains étudiants dans mes cours qui posent toujours des questions de manière à faire savoir à tout l'amphi qu'ils ont tellement de connaissances sur ceci ou cela, une opinion sur tout et qui émettent des commentaires qui partent toujours en couilles, dans une autre direction!!! Surtout l'autre là Monsieur "Et vous qu'en pensez-vous?" et son érudition nauséabonde... et l'autre Marie-Chantale qui ne sait pas lire et qui se permet des pètages-intellos-hors-propos! Voilà, bon!

    Finalement, ce que je voulais dire avant de tomber sur plusieurs commentaires me causant des ballonnements intestinaux, Dan ton texte est réfléchi, authentique, vrai, j'adhère complètement. Un peu d'honnêté sur l'hypocrisie des blogs fait du bien.

    Ce texte fut un des plus intéressants que j'ai lu sur blogspot jusqu'à maintenant!

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  43. Ça molaire aussi d'une ben drôle de poésie qui me met sur les dents, l'autralopithèque.

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  45. Enchanté Marie-Chantale,

    À ma manière, je félicitais la judiciosité du texte de Daniel et tout l'engouement qu'il avait généré, ce qu'on appelle la liberté d'expression. Je ne profère pas d'animosité envers personne, j'aime bien lire et mordre un peu. J'ai connu l'obésité, j'étais méchamment constipé.
    Je trouve qu'il est encore trop tôt pour tirer des conclusions d'événements d'il y a quatre ans, c'est une minuscule parcelle de temps, un pet.

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  49. Que d'épidermes sensibles...D'âmes si écorchées que la moindre touche d'un fleuret (pourtant bouchonné) les transperce d'une douleur affreuse...

    Incapables de discuter sans vomir sur celui qui pense autrement hein?

    L'attaque personnelle, l'insulte deviennent arguments.

    Affirmer (et étayer) quelque chose avec conviction fait de l'auteur, soit un pédant, soit un
    méprisant.

    L'érudition n'est nauséabonde que pour ceux qui ne veulent pas apprendre...

    Vous pouvez bien donner des leçons. La paille et la poutre, ça vous rappelle quelque chose?

    Pourtant, Daniel et moi hier soir autour d'une bière, avions bien du plaisir à poursuivre la discussion, avec un plaisir, un désir de comprendre et un respect qui semble à des années-lumières de bien des interventions lues ici..

    On a bien ri aussi....

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  51. Je me suis excusée 100 fois pour la discussion qui a eu lieu ici entre le Néant et moi. Je ne peux tout de même pas me laisser dire n'importe quoi et compromette ainsi mon droit de parole.

    Habituellement, je réponds sur le même ton qu'on me parle.

    Je suis peut-être rendue un sujet de bouffonnerie eh bien, I drink to that, j'ai l'habitude, ça m'arrive tous les jours. Le ridicule n'a jamais tué personne; quant à l'intolérance, elle en a tué des millions.

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  52. bonjour...euh c'est le blog de qui ici finalement?
    :-)
    J'arrive un peu tard, on dirait...voulais simplement commenter la sensibilité du post, même si je ne suis pas 100% d'accord avec le propos, au moins il est exprimé clairement.
    Mais, à lire les commentaires, je me suis demandé de quelle tour il était en définitive question ici? Celles du WTC ou la tour de l'ego et de l'image de soi à défendre à tout prix?
    (et je ne vise personne en particulier...je me sens presque obligée de rajouter cela afin qu'on ne vienne pas me dire que j'attaque moi aussi l'intégrité d'une personne! hahahaha!)
    C'était une bien belle tour...

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  53. Quand on en rendu à des insultes du type "Fraisinette", on est bien loin des échanges respectueux. De mon côté, ça a débordé, et je m'excuse. Par ailleurs, je m'empresse d'effacer ce charabia... Stop, j'ai fait une erreur, me voilà trop impulsive, et c'est bien aussi révélateur d'un manque de respect envers les autres.

    DONC : désolée...

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  54. Pas mal comique, la petite Kayenne :))) Ouin, j'en efface un peu, comme tu vois, j'exagère partout ou je passe :P

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  55. Dites-moi que je rêve là...c'est pas possible...

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  57. Ouf, la voiture semble s'être immobilisée après quelques jours de dérapage.

    Note à moi: ne pas appuyer sur l'accélérateur quand le cul de ma traction arrière dérape.

    Bertrand et moi avons en effet pris une bière ensemble hier. Fumé le calumet aussi. C'est fou comment on comprend mieux le point de vue de l'autre quand on le voit. À moins que ce soit quand on boit... Menfin, en s'en fout.
    Je suggère donc une TOURnée générale!

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  58. Daniel, t'es un trouduc insensible ! On recommence ? :-P

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  59. Daniel...I drink to that!
    (Mais c'est toi qui paie...:-))))

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  60. Mon ordinateur obsolète et mon navigateur désuet m'empêche d'effacer n'importe quoi sur les blogs, donc il me faut vivre avec ce que j'ai dit. Je m'excuse de mon insolence.

    Marco

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  61. Ah ! Les gars, si c'est comme ça que vous le prenez, tiens ! Moi, je me tape quelques Mojitos à votre santé ! Hihi ! Je vous ai dit que le ridicule ne tue pas :)))

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  62. Merci Daniel : à moins que je ne sois une vraie poire, je pense que tu mérites un chin-chin de ma part... pette pas ma "balloune", mon toé...

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  63. Hey ben dites donc, t'es en train de battre des records de commentaires mon Dan.

    Moi je note deux choses déplaisantes seulement, et c'est pas pour repartir les débats...

    A- Moi je l'aime bien le Dan - politicailleux. Et avec des débats dérapes comme ça il risque de se la fermer la prochaine fois, ce qui serait dommage.

    B- Vous êtes allés prendre une bière et personne m'a invité... :o/

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  64. Bon! Maintenant que tout le monde nage dans la joie et l'allégresse, Dan faudrait que tu écrivent un autre billet là...pour marquer le passage à autre chose et pour éviter de faire planter blogger pour abus de commentaire...

    Allez, fais un effort, t'es capable... :-p

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  65. Dans le "on a bien ri", j'entends "on a bien ri (de vous autres)". Je comprends très mal ce "On a bien ri", surtout accompagné de points de suspension... Ce silence mérite au moins des précisions, mais évidemment, on pourra en dire n'importe quoi.

    Je suis désolée d'avoir tenté en vain de faire ma place parmi vous.

    J'ai au moins fait péter ton record de commentaires, Daniel Rondeau! :)
    Byeeeeeeee

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  66. Pascale: Ouain... J'y veille. Pour l'instant, j'ai une fête d'enfants et un foie en compote pour m'occuper.

    Note-> Je n'ai pas enlevé les notes de personnes. Ce sont les auteurs mêmes de ces notes qui se sont censurés.

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  67. Et je corrige honteusement mon "que tu écrivent" par un "que tu écrives" en attendant le prochain billet...;-)

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  68. Je me rappelle. A la suite de l'évènement en France certains professeurs ont proposé une minute de silence dans leurs cours à leurs élèves en hommages aux disparus. Dans la classe de ma petite soeur certaines élèves ont refusé. "Lorsque on apprend la mort de millier de personnes en Algérie, on ne fait pas de minutes de silence, pourquoi là ?"

    Malheureusement je trouve (et j'ai toujours trouvé) leurs réflexions de l'époque très pertinentes.

    Pourquoi ?

    ...

    Je trouve ton texte très pertinent aussi, même si il provoque autant de remous.

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