jeudi 12 août 2004

La Raison des huarts

De retour. Pour tout et tous.
J'arrive du Chalet, avec un grand C; celui qui a su conserver son âme de chalet, avec ses meubles déjà kitchs à une autre époque et ses peintures de matante chose et mononc truc au mur; celui où je vais depuis près de 30 ans; celui du Crabe dans la tête. Le chant des huarts dans la nuit, les étoiles filantes, les traces de chevreuils sur le bord des trous d'eau les lendemains d'orages de fin du monde. 15 km de trous et de bosses en terre battue pour se farcir le bourdonnement de mouches qui ont un bon 3 cm de front entre chaque oeil.
Sous un ciel ruminant sa colère, la moto s'est tapé 250 km sans rien dire malgré la 40 et ses camions, malgré le boulot qui recommence lundi, malgré le firmament orange des nuits montréalaises.
Ce soir, j'irai trinquer au Boudoir. À la santé des huarts qui se crissent b'en de moi.
Avec raison.

5 commentaires:

  1. Moi qui pensais que tu avais abandonné ton blog...

    Ça me fait un peu rêver ce que tu dis pcq il y a déjà... trois été, j'ai passé un temps merveilleux au même lac, chalet voisin si le tiens est bien celui de crabe (le mien leur servait d'auberge). Petit monde... Ça m'attriste aussi car j'en ai perdu des plumes depuis. Une époque révolue.

    Bonne trinque! Je m'en vais faire pareil : )

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  2. Ahhhh les profs de français ! Y attendent pas longtemps avant de corriger leurs erreurs ! ;-)

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  3. Demetan said...
    Chalet à toi?
    Chalet à d'autres?
    Seule fois là-bas ou habitude?

    ***

    Perdre des plumes, ça n'a jamais empêché Dumbo de voler...

    ***

    À d'autres et une seule fois. J'ai pas les oreilles de Dumbo hélas, mais de toute façon je reprends du poil...  

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  4. c'est merveilleux les chalets,moi ça me fait réver...
    mais je me dis que plus tard j'en aurai un a moi...

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